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JEAN-PAUL SARTRE – LE DIABLE ET LE BON DIEU

Synopsis

L’Allemagne de la Renaissance est en proie aux guerres entre seigneurs rivaux, aux rvoltes de paysans opprims par les fodaux, aux guerres saintes attises par des prophtes millnaristes. Dans ce contexte, Goetz, un condottiere, btard d’une mre noble et d’un paysan, va trahissant, pillant, rasant les villes: parce que le Bien est dj fait, il ne se complat que dans le Mal pour casser les oreilles de Dieu. Ses turpitudes pour devenir un monstre tout fait pur sont dnonces par un prtre dchu, Heinrich, qui, voyant en lui un fanfaron du vice, lui apprend que personne ne fait le Bien et le met au dfit d’y parvenir. Goetz relve le dfi, la fois par lassitude— il a puis les manires de faire le Mal—, par orgueil— le Bien est plus pnible que le Mal— et par soif d’absolu. Il sera un saint par gosme, pour chapper sa condition d’homme, ce monde qui, croit-il, ne veut pas de lui (ActeI). Il distribue donc ses terres aux paysans, malgr le risque de voir le reste de la paysannerie se rvolter contre les seigneurs et tre crase par eux, faute de prparation. Mais Goetz, tout la grandeur de son geste, ne se soucie pas de ses consquences (ActeII). Puis il fonde une communaut modle, la Cit du Soleil, qui se donne l’amour pour loi, mais dans l’unique cadre du phalanstre, ignorant dlibrment l’extrieur. Aussi, lorsque la guerre entre paysans et seigneurs clate, la Cit du Soleil reste-t-elle l’cart au nom d’une autre loi: La violence est injuste d’o qu’elle vienne. La communaut sera massacre par les paysans, Goetz maudit et pourchass pour avoir refus de se joindre eux. En voulant accomplir l’absolu dans le Bien, comme il l’a tent dans le Mal, Goetz n’a abouti qu’ la mort de vingt-cinq mille personnes. Ce qu’il croyait un acte n’tait qu’un geste dpourvu de signification. Son pari venant chance, Goetz, qui se consume dans des mortifications suicidaires, prend soudain conscience que Dieu, c’est la solitude des hommes, que c’est l’homme et non Dieu qui dcide du Mal ou du Bien. Ds lors, remplaant l’absolu par l’Histoire, il renonce son rve de salut individuel et, sur la demande de Nasty, le chef de la rbellion paysanne, il prendra la tte de l’arme contre les nobles (ActeIII).

JEAN-PAUL SARTRE

HUIS CLOS

Synopsis

Garcin, un homme de lettres, In3s, une employe des postes, Estelle, une mondaine, sont successivement introduits dans le salon second Empire d’une sorte d’htel. En fait, hors de tous repres, sous une lumire lectrique continue, morts tous trois, ils sont en enfer. Pourquoi ont-ils t runis? Les circonstances de leur mort sont diffrentes, aucun d’eux n’a la mme origine sociale, ils ne se sont jamais rencontrs auparavant. Ins assure qu’il n’y a aucune erreur, aucun hasard: tous trois, tous les trois ont d commettre une faute. Elle comprend que le bourreau, c’est chacun de nous pour les deux autres. Garcin propose alors une chappatoire: le silence. Mais Estelle ne peut s’empcher de parler ni Ins, qui est homosexuelle, de tenter de la sduire, en vain: Estelle se tourne sans cesse vers Garcin qui, lui, voudrait tout oublier. Enfantillage, selon Ins; car on a beau se taire, on ne peut s’empcher d’exister. Devant l’chec du couple Ins-Estelle, la confrontation est relance. Chacun se trouve en fait criminel: Ins a tu son amie, Estelle son fils illgitime, Garcin s’est conduit en lche. Garcin propose une mutuelle piti, qu’Ins refuse. Estelle accepte: elle trouvera dans les bras de Garcin la consolation, tandis qu’elle s’efforcera de lui faire oublier sa lchet. Mais la lucidit sarcastique d’Ins compromet le couple Estelle-Garcin. La porte s’ouvre lorsque Garcin en appelle l’engloutissement dans les souffrances physiques; il recule. Ins lui rappelle qu’un homme n’est que la somme de ses actes et que la lchet est le total de sa vie. Estelle a beau s’offrir de nouveau Garcin, le regard dnonciateur de l’autre est toujours l. Indfiniment lis, indfiniment victime et bourreau, ils constatent que l’enfer, c’est les autres.



ALBERT CAMUS


CALIGULA

Synopsis

Depuis la mort de Drusilla, sa soeur et matresse, Caligula inquite son entourage et scandalise les patriciens de Rome (ActeI). Il veut notre mort tous, dit l’un d’eux. Une seule douceur lui permet de continuer vivre: le mpris (ActeII). Ses fantaisies, qui lui apparaissent comme l’expression d’un jeu, sont pour ses sujets l’abus de pouvoir d’un tyran; Cherea, son ami, l’avertit tranquillement qu’il fait partie du complot tram contre lui (ActeIII). Caligula a consenti mourir; sa compagne Caesonia, il confie le bonheur qu’il prouve au fond de son dsespoir. Son monologue final (Personne n’est innocent ) est interrompu par l’assaut des conjurs (ActeIV).


EUGENE IONESCO

RHINOCROS

Synopsis

La soudaine apparition d’un rhinocros, sur la place d’une petite ville de province, provoque la stupeur et occupe quelque temps la conversation des passants: Brenger, plumitif timide et vellitaire, son ami Jean, avec lequel il se dispute, et un chur de personnages falots que domine un logicien; puis, malgr le passage d’un second animal, tout semble rentrer dans l’ordre (ActeI). Le lendemain, au bureau o travaillent Brenger et Daisy, une jolie dactylo qui a galement assist l’incident, employs (Dudard et Botard) et chef de service (M.Papillon) se montrent incrdules. Mais, bientt, apparat un nouveau pachyderme que MmeBuf reconnat pour son poux, dont elle tait venue excuser l’absence (ActeII, premier tableau). Dans sa chambre, Jean se mtamorphose lui-mme en rhinocros sous les yeux de Brenger (ActeII, deuxime tableau). Traumatis par ce bouleversement, Brenger, reclus dans sa propre chambre, dcouvre l’ampleur de l’pidmie de rhinocrite laquelle, un moment, il aspire succomber. Abandonn de tous, mme de Daisy, pourtant prise de lui, il vacille un instant puis, s’armant d’une carabine, dcide de ne pas capituler (ActeIII).

IOGENE IONESCO

LA CANTATRICE CHAUVE

Synopsis

Dans un intrieur bourgeois anglais, M. et MmeSmith changent des banalits teintes d’incohrences. Surviennent successivement la bonne (Mary) qui prtend s’appeler Sherlock Holms, un couple d’amis (M. et MmeMartin) qui dduisent d’une longue litanie de concidences qu’ils sont mari et femme, puis un Capitaine des pompiers dsol de ne pas trouver d’incendies teindre. Pour chapper au silence, ces fantoches racontent quelques anecdotes et fables absurdes ponctues par les coups d’une pendule et d’une sonnette galement folles. Ils mlent vidences (On ne fait pas briller ses lunettes avec du cirage noir) et non-sens (On peut prouver que le progrs social est bien meilleur avec du sucre) avant de s’adresser des insultes pour le moins originales (Cactus, coccyx! coccus! cocardard! cochon!), parfois rduites de simples lettres (A, e, i, o, u...). Une fois le langage mis mal, la pice recommence, avec les Martin dans le rle initialement tenu par les Smith.

SAMUEL BECKETT

EN ATTENDANT GODOT

Synopsis

Deux personnages, Estragon (dit Gogo) et Vladimir (surnomm Didi), se retrouvent sur une route de campagne, prs d’un arbre, dans un paysage trs dpouill. Il s’agit de deux clochards dont le dialogue rvle trs vite la raison de leur prsence en ce lieu: ils attendent un troisime personnage nomm Godot. Ils ne sont pas du tout srs qu’il viendra et ne savent mme pas exactement qui il est ni ce qu’ils souhaitent obtenir de lui. Cependant, pour patienter jusqu’au moment de son arrive, ils engagent une conversation btons rompus o se succdent plaintes, vocations de vagues souvenirs, petites chamailleries suivies de rconciliations et diverses interrogations: Vladimir s’tonne par exemple subitement qu’un seul des quatre vanglistes ait voqu le salut de l’un des deux larrons crucifis en mme temps que le Sauveur. Ils sont ensuite rejoints par deux protagonistes qui composent un trange couple: l’un (Pozzo) tient l’autre (Lucky) attach par une longue corde et entretient avec lui des rapports de matre cruel serviteur soumis ses moindres caprices et supportant en silence ses insultes et ses coups. Estragon et Vladimir s’offusquent de cette faon de traiter un tre humain et demandent Pozzo pourquoi Lucky ne pose jamais ses bagages. C’est parce qu’ il cherche m’apitoyer, rpond Pozzo, pour que je renonce me sparer de lui avant d’ajouter que Lucky joue pour lui le rle de knouk, c’est--dire de bouffon. Aprs une explication sur la faon abrupte dont la nuit tombe en cette contre, Pozzo propose aux deux compres de faire danser et penser Lucky. Celui-ci obit et, aprs une courte danse du filet, se lance dans une longue et pnible tirade philosophique, ttonnante et hermtique. Aprs le dpart de Pozzo et Lucky, un jeune garon vient annoncer Gogo et Didi que Godot ne viendra pas ce soir mais srement demain (ActeI).

Les deux personnages prcdents se retrouvent au mme endroit aprs s’tre spars pour la nuit. Estragon a tout oubli ou presque de ce qui s’est pass la veille. Ils reprennent leur conversation. Gogo a trouv une paire de chaussures: Didi l’incite les essayer en guise de distraction. Aprs avoir eu recours sans conviction divers moyens de passer le temps (imiter Pozzo et Lucky, faire de la gymnastique), ils sont satisfaits de voir revenir Pozzo et Lucky. Le premier est devenu aveugle et, aprs une chute, implore qu’on lui apporte de l’aide pour se remettre debout. Didi, ayant voulu lui porter secours, tombe son tour sans parvenir se redresser. Estragon connat ensuite le mme sort. Aprs une priode de reptation tout le monde parvient cependant se relever tant bien que mal. Didi interroge Pozzo pour savoir de quand datent sa ccit et le mutisme de Lucky. Mais l’autre, irrit de ces questions concernant le temps, quitte la scne prcd de son esclave. Le mme jeune garon revient ensuite porter Vladimir et Estragon le mme message qu’ l’acteI.Ceux-ci prennent la dcision de partir et de revenir le lendemain... mais ils ne bougent pas (ActeII).


SAMUEL BECKETT

OH, LES BEAUX JOURS

Synopsis

Sur scne deux personnages: l’un est une femme, Winnie, la cinquantaine, de beaux restes, blonde de prfrence, grassouillette. Au premier acte, elle est enfonce jusqu’au-dessus de la taille dans une petite minence de terre, couverte d’herbe brle, d’o ses bras dpassent. Derrire ce petit mamelon, sur lequel reposent divers objets (un grand sac, une ombrelle), se trouve son mari, Willie, invisible du public la plupart du temps. Pendant toute la dure de la pice c’est Winnie qui parle, s’adressant Willie (qui ne lui rpond que trs rarement), ou monologuant le plus souvent, tout en manipulant les quelques accessoires qu’elle retire de son sac. Il lui suffit alors de le savoir l, tout simplement, porte de voix. Elle voque le pass et commente ses propres gestes au fur et mesure qu’ils s’accomplissent, trs attentive ne pas en prcipiter le droulement afin que la journe ne comporte pas de temps mort. Au second acte elle est enterre jusqu’au cou et ne peut plus bouger que les yeux. Son discours se fait moins rsolument optimiste qu’au premier acte. Elle attend le moment propice pour pouvoir chanter: elle ne le fera qu’ la fin de la pice, alors qu’entre-temps Willie se sera montr et aura tent— mais en vain— de gravir quatre pattes le mamelon pour la rejoindre.

SAMUEL BECKETT

FIN DE PARTIE

Synopsis

Dans un dcor trs rudimentaire (Intrieur sans meubles, deux fentres haut perches aux murs de droite et de gauche, une porte l’avant-scne droite et accroch au mur prs de la porte un tableau retourn) se trouvent deux personnages. L’un, Clov, parcourt la scne d’un endroit un autre et sert de valet l’autre, Hamm, aveugle et immobile dans un fauteuil au centre de la pice. l’avant-scne, gauche, deux poubelles enferment les parents de Hamm: Nagg et Nell. Toute la pice consiste en fait en une longue conversation entre Clov et Hamm avec quelques interventions de Nagg et Nell qui passent pour ce faire la tte hors de leur poubelle. Les propos tenus, de courtes rpliques la plupart du temps, sont dsesprs et dsesprants: l’ennui de tous est son comble, la pnurie s’installe (plus de biscuits, de bouillie, de roues de bicyclette, de calmant) et les personnages prouvent les uns pour les autres une haine rsigne. L’action se rduit aux dplacements de Clov qui rpond avec plus ou moins de bonne volont aux sollicitations de Hamm et lui apporte les objets qu’il rclame: un chien en peluche et une gaffe. Le monde extrieur, observ la lunette par Clov, est un dsert: tout y semble mort. Hamm se raconte une histoire: celle d’un homme et d’un enfant qu’il pourrait recueillir; il termine sur un monologue, aprs le dpart de Clov.




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